12 sept. 2017

VIDEO | J'ai testé la comédie musicale


Dans cette nouvelle vidéo, je vous parle des cours de comédie musicale que j'ai pris l'année dernière avec multiples extraits vidéos à l'appui en classe et lors de la représentation de fin d'année au Palace. J'espère que ça vous plaira !


Quelques photos pour finir :


En cours, chacun dans nos rôles respectifs.


L'attente interminable en backstage


En scène !


Surexcités à la sortie, posant fièrement avec notre mentor ♥

4 sept. 2017

CULTURE | Pour l'amour de Simone, Carson Mccullers et Bolshoi...


C'est la rentrée et pour l'occasion, j'ai deux trois livres et une pièce de théâtre à vous conseiller ! Je vais essayer cette année de me tenir à cette rubrique ! Cet été, j'aurai aimé vous parler des pièces "Renata" ou encore de "L’écume des jours" mais vacances oblige, j'ai loupé le coche (et à l'inverse de ce que j'avais déjà fait pour Les Misérables, ça me parait bête de vous en parler si c'est déjà terminé).


"Pour l'amour de Simone" d'Anne-Marie Philipe
au Lucernaire
du mardi au samedi à 18h30
et le dimanche à 15h
jusqu'au 15 octobre 2017

En tout premier et parce que cela faisait longtemps que je l'attendais, la pièce "Pour l'amour de Simone !" Vous avez sûrement dû en entendre parler principalement à cause de la polémique qui a entouré l'affiche. Comme toujours, le corps de la femme comme objet publicitaire, cela ne dérange personne. Par contre, il suffit que celle-ci reprenne ses droits et s'affiche d'elle-même pour que cela pose problème... Ceci ajouté à mon amour inconditionnel pour notre chère Simone, j'étais plus que ravie de me retrouver dans la salle du Lucernaire pour la première.

"Simone de Beauvoir, l'auteure visionnaire du Deuxième sexe, avait passé un pacte avec Jean-Paul Sartre : leur amour était nécessaire, mais il leur fallait vivre aussi, à côté, des amours contingentes. Elle rencontra Jacques-Laurent Bost et, aux Etats-Unis, Nelson Algren, qui fut sa passion charnelle. A ces trois hommes, elle a écrit des lettres ardentes et crues que trois comédiennes et un comédien interprètent sur scène. Ensemble, ils font revivre une des plus belles aventures intellectuelles et sentimentales du siècle dernier."


Mon avis risque de ne pas être objectif car chaque aspect de la vie de Beauvoir me touche, c'est un fait, je l'ai adoptée comme mère spirituelle. Sa relation avec Sartre est mon exemple amoureux depuis des siècles et même si je ne gère pas tout à fait les choses comme eux, leurs amours contingentes correspondent plus ou moins à mes relations affectives personnelles. Plonger dans cette intimité littéraire à travers des lectures parfois sobres de leurs lettres finement choisies contenant quelques élans de drôlerie et de passion m'a vraiment plu. La mise en scène bien qu'assez statique est très bien travaillée, les lumières sont belles et j'ai trouvé assez amusant le va et vient des lunettes de vue et de la pipe d'Alexandre Laval (seul acteur masculin) pour représenter les différents personnages masculins, tous iconiques, qui oblige à rester attentif. Mon interprétation préférée des trois Simone reste celle d'Anne-Marie Philipe qui nous conte et personnifie entre deux rires la personnalité plus ironique du Castor. Et si la pièce a avivé votre curiosité, vous pourrez retrouver à la sortie dans l'espace librairie l'intégrale de leurs échanges. Un jour, peut-être, je les parcourrais toutes !




J'ai énormément lu pendant le mois d'août, tentant de rattraper le plus possible ma liste de lecture qui s'allonge. Celle que je voulais à tout prix dévorer, c'est Carson McCullers. J'avais repéré ici et là dans la presse (à l'occasion de la très belle réédition à venir de ces romans) quelques extraits et ils m'avaient attirée. J'ai commencé avec son premier Le Coeur est un chasseur solitaire (écrit au début de sa vingtaine) afin de me familiariser avec sa plume. Assez ravie, je me suis jetée sur Frankie Addams (qui a inspiré le film L'Effrontée avec Charlotte Gainsbourg jeune, mythique) et L'Horloge sans aiguilles, mon préféré je crois (rien que le titre me rappelle cette petite montre collier sans aiguilles que je portais adolescente autour du cou). Je ne saurai comment décrire son écriture mais j'y aime sa façon brut de décoffrage d'aborder la condition noire de l'époque (on est dans les années 1950 aux Etats-Unis) à travers des personnages très variés, exposant les préjudices violents que chacun vit en silence, dans leur coin et l'arrivée de la mort, partout, tout le temps qui s'expose sans préavis, sans états d'âme particuliers. Par la suite, je me suis renseignée sur elle (j'ai bien aimé cet article) et tout, même dans ses portraits ont confirmé la proximité que je ressentais déjà dans son écriture. Je la place directement dans mon panthéon avec Simone de Beauvoir et Virginia Woolf, ces femmes que j'admire et dont le travail tisse ses fils dans mon cœur. Foncez !


En photo plus haut, une petite note sur Le Sang des autres. Je n'ai lu que L'invitée des romans du Castor (alors que j'ai happé tout le reste). C'est assez étrange de les découvrir après avoir lu ses autobiographies, on y retrouve tant de ses aventures personnelles dedans. Ce livre m'a marqué de par cette question qui peut nous tarauder avec les autres : doit-on agir vis à vis d'eux ? Et quand on n'agit pas, n'est-ce pas agir tout de même ? Une réflexion facile d'accès à travers chaque personnage et bien sûr : le début de la seconde guerre mondiale dans les récits que je lis me laisse toujours un peu quoite. J'ai chaque fois un petit frisson à l'idée qu'on est dans une période similaire avec Trump et les événements nazis récents qui me font pleurer d'angoisse.


Exposition Bolshoi de Vincent Pérez
au Royal Monceau
jusqu'au 17 septembre 2017

Pour finir sur une petite touche de beauté, j'ai été au vernissage de cette exposition illustrant en noir et blanc les danseurs du ballet russe. Une immersion dans les coulisses capturées par l'acteur Vincent Pérez qui, bien que les prises de vue soient très classiques dans le genre, a su mettre en avant la tension des corps.

Le Royal Monceau accueille des artistes divers dans leurs galeries toutes les trois semaines, chose que je ne savais pas. C'est gratuit et ouvert à tous, pensez-y si vous êtes dans le coin (bien que traîner dans les palaces ne soient pas en soi une activité de tous les jours).


Mes prises de vue préférées concernaient les détails de pieds et mains ; plus intéressant dans un sens pour exprimer la danse, surtout le ballet.


PS : J'ai décidé de poster tous les livres que je lis au quotidien dans ma story Instagram, n'hésitez pas à me suivre là-bas parce que je ne reviendrais pas sur tous :)

17 août 2017

PODCAST | Devenir DJ dans C'est ça qu'on aime (Madmoizelle)


Il y a quelques semaines, Louise m'a invitée à participer au podcast "C'est ça qu'on aime" sur Madmoizelle. Bien que le choix de sujets en amont ait oscillé entre la comédie musicale et le "djisme", on est finalement parti sur le second. J'y parle de ma petite expérience derrière les platines en tant que "baby dj" et des erreurs que j'ai pu faire au début, le tout en vidéo live à partir de 30'00. Je vous invite aussi à écouter Siham parler du podcast qui lui tient à coeur "Le sens des choses" !




Et si vous avez la flemme de regarder la vidéo, voici la version audio sur Soundcloud :


Merci à Louise et Madmoizelle pour l'accueil ♥

12 juil. 2017

PHOTO | Pensées


Je me souviens encore de Pauline me disant pendant ce shooting "Cet espace est le tien, je veux que tu évolues dedans, tout ce qui t'entoure t'appartient." J'avais rigolé nerveusement car c'était bien la première fois qu'on me demandait de poser avec ces mots, qu'on me faisait prendre conscience du lieu dans lequel je me positionne et qu'on m'amène à l'habiter, à m'habiter. J'étais déstabilisée. Pourtant, des shootings et des poses, j'en ai fait des centaines, j'ai des automatismes ; des mouvements de tête, des regards, des sourires, des positions de pieds, de mains, assise, debout, droite, courbée, qui reviennent toujours à la même place. Une chanson que je connais par cœur. J'ai envie d'en sortir, de jouer d'autres notes ; j'ai accepté d'être la matière première pour des projets plus artistiques que mode ces derniers temps où je ne me sers plus du vêtement comme début de phrase mais de ce qui reste, de mon âme, de mon corps, parfois même à demi nu, littéralement.


Ce jour là, il n'y a aucun accessoire, je ne le suis pas non plus : accessoire. Je suis. La mise en scène est absente, ma tenue, en un seul ton de bleu nuit, ne m'aidera pas en ce jour gris, seule dans mon "royaume" vide qui ne l'était pas, les étudiants venant ici et là autour de nous. Ce qui est d'autant peu anodin avec Pauline, c'est qu'un an auparavant, elle m'avait déjà contactée pour faire des photos. Elle n'avait pas de site (n'en a toujours pas), à peine trois photos à me présenter et des mots, beaucoup de mots qui partaient dans tous les sens. On s'est donné rendez-vous exactement au même endroit et elle n'est jamais venue. J'ai attendu, attendu. Un rendez-vous manqué comme on en vit presque plus. Je suis repartie les bras ballants et j'ai oublié.


Forcément, quand elle me recontacte bien plus tard, je mets du temps à me souvenir. J'hésite et accepte non sans appréhension à rencontrer cette photographe fantôme. Cette fois-ci, elle vient, apparaît confuse au loin avec ses cheveux roux, son perfecto noir et me capture en argentique, prend une ou deux photos avec calme et virevolte dans un autre cadre. Elle ne me guide pas, elle me laisse évoluer et déclenche quand elle le souhaite. 


Toutes les photographes avec qui j'ai travaillées sont différentes. Elles n'ont parfois même pas conscience que je les observe autant qu'elles me sondent à travers leur objectif. Les manières de parler, les recherches visuelles, le rythme ne se ressemblent jamais. Parfois, on me donne des directions précises, parfois non et je les amène où je veux. Je pressens le mouvement qui les éveillera, le regard qui actionnera leur attention. C'est d'autant plus intéressant maintenant que je ne me soucie plus de montrer correctement une énième paire de chaussures. Je ne suis plus un étendard, un style, juste ma personne. C'est sûrement pour cela que ces photos me plaisent, pour leur extrême simplicité et le temps qu'elles ont mis à naître. Je ne peux m'empêcher de les regarder sans penser à celles mortes nées il y a 365 jours et à quel point les trépassées auraient été bien loin de ce résultat là.


Principalement parce que je ne suis plus blogueuse mode au sens propre du terme, ce n'est plus mon hobby-métier. Ma vie ne s'active plus autour du blog. Je ne poste plus régulièrement et y pense peu. Je ne me demande pas quel sera le prochain article, est-ce qu'il va me rapporter de l'argent, je ne me demande pas non plus si celui-ci a du sens, s'il a un quelconque intérêt. Mon quotidien se cherche depuis que j'ai décidé de ne plus être cette personne, de ne plus respecter un agenda mode et de ne plus gagner ma vie de cette manière. Cela n'a pas été facile de prendre cette décision, d'arrêter par étapes d'être ce que le temps a fait de moi par hasard et de laisser la place à une autre d'exister, de se créer, toute brouillon, avançant difficilement dans l'âge avec tout ce bagage virtuel, toutes ces expériences et aventures extraordinaires qui n'ont presque plus aucun sens vis à vis de mes aspirations nouvelles, comme si elles faisaient parties d'une dimension parallèle bien révolue. Dix ans que je m'exprime sur internet, que j'ai vogué sur ce que la virtualité m'a amenée au présent. Je ne peux en disparaître mais me disperse autrement, uniquement quand je le souhaite, quand je le sens. Cela me va bien mieux comme ça.


Je pense souvent à vous que je continue de croiser ailleurs que sur cette plateforme, sur les réseaux ou dans la rue. Vous êtes partout, surtout là où je ne vous attends pas. A une période, je me sentais piégée dans certaines situations où "Cuillère à absinthe" était si loin de mes préoccupations et que vous veniez à ma rencontre, m'y rappeliez, complètement quoite en vous écoutant face à ce que j'ai pu représenter pour vous dans le passé, l'importance que j'ai pu avoir dans des vies qui me sont inconnues. Vos mots sont toujours si bienveillants, plein de soutien, admiratifs, j'ai vu dans des yeux des étoiles que je ne suis pas sûr de mériter, sous aucun angle parce que j'ai juste fait. Je n'ai pas vraiment décidé la moitié de ce qui m'est arrivé, j'ai eu de la chance et c'est pour cette raison en particulier que c'est si compliqué de choisir les prochaines routes à tracer dans ce futur très incertain à mes yeux, sans ce masque. Parfois, j'ai l'impression d'avoir été un pur produit de ma génération, baladée à droite, à gauche, si jeune, si insouciante. Découvrir internet, créer une communauté, suivre le train en marche qui file à toute vitesse, en faire un business... J'aurai aimé continuer à courir dans cette trajectoire toute tracée, les yeux fermés, dans ce milieu qui m'a ouvert les bras, sans me poser de questions mais la vérité est que ça ne me convient pas, ce n'était pas ce que je voulais faire de ma vie, j'étais vide. Quand j'ai réalisé que je ne m'imaginais pas m'activer dans ce sens là pendant des années durant encore et qu'il était impossible de rétropédaler, j'ai eu le vertige, j'ai croulé sous les angoisses. Qu'est-ce que j'allais faire de tout ça ? Comment rebondir en dehors ? Est-ce que c'était seulement possible de faire table rase ? Aujourd'hui, je n'ai toujours pas la réponse, j'expérimente, reviens à ce qui m'a toujours plu à côté, enfant, ce que j'aurai toujours aimé apprendre sans en avoir le courage, la force et l'occasion (le jeu, l'oubli de soi à travers le théâtre en particulier et la musique) et peut-être bien qu'il fallait que je passe par tout ça pour en être apte.


Peut-être qu'internet n'a été qu'une scène sur laquelle j'ai porté des milliers de costumes différents, où j'ai construit de but en blanc des personnages, mon personnage, évoluant au fil des chapitres vers un idéal et fuyant à toute allure un environnement pourrissant, une famille suffocante, des phases de dépression angoissantes. J'ai interprété une histoire, mon histoire et maintenant il est temps d'arrêter de jouer à la poupée avec moi-même. De grandir.


Ce n'est pas un texte d'adieu, loin de là, juste des pensées que j'avais envie d'exprimer maintenant que je suis là où je suis, à l'aube d'un nouveau rythme. Et le plus inouï dans tout ça, c'est que j'ai la chance de le faire avec vous à mes côtés, de loin, de près, présents depuis les débuts ou revenants. Ce "vous" sans qui je n'aurai rien fait et à qui je dois beaucoup, même encore aujourd'hui. Merci infiniment.


Photos @ Pauline Danon

29 mai 2017

STYLISME | don’t touch my hair


Nouvelle série beauté avec mes camarades de travail favorites ! Le thème : les poils féminins avec lesquels Mathilde, notre make up artist de qualité a joué pour leur donner de la couleur, de l'épaisseur leur permettant de prendre une place qu'on leur interdit ! 

Publié sur Forever Young Magazine à l'origine, voici la série étoffée !




veste transparente Ecole Privée