A voir et à aimer (1)


Un petit top 5 (sans ordre) de ce que j'ai vu et aimé récemment à Paris entre expos et spectacles. J'en ai plus ou moins parlé superficiellement sur Snapchat ici et là mais j'avais envie de revenir sur chaque à l'écrit sur le blog.


"La Peur" de Stefan Sweig 
au Théâtre Michel
du jeudi au dimanche à 19h
jusqu'au 26 février 2017

J'ai été voir cette pièce mi-octobre déjà et j'avais très envie de vous en parler ! Adaptée de la nouvelle de Sweig par Elodie Menant, la mise en scène est ingénieuse et la scénographie au décor unique mais mouvant dans son petit carré étouffant sert très bien le discours. 

Le speech : "Construit comme un roman à suspense, la pièce se déroule au rythme haletant des angoisses d’Irène, jeune femme adultère traquée par l’étrange compagne de son amant. Manipulation ? Hallucination ? Comment échapper à cette tourmente sans fin ? On assiste au vacillement d’un couple qui ne se comprend plus… jusqu’au dénouement, véritable coup de théâtre."


Personnellement, le dénouement je ne l'avais pas vu venir contrairement à mon invitée du jour, j'ai été assez surprise d'autant plus que j'aime le fait qu'on ne puisse donner tort ou raison ni à l'un ni à l'autre des protagonistes. C'est intense, le jeu des acteurs est prenant et même si le texte peut paraître un peu "posé" au tout début,  la tension monte dans le bon sens. Qui plus est, l'ambiance hitchcockienne ne laisse pas de marbre. Il est impossible d'en sortir indemne ! Le rôle noir de la compagne de l'amant est typiquement ce que j'aimerai être capable de jouer aussi parfaitement. Un jour, un jour !



"Les Coquettes"
au Grand Point Virgule
du mercredi au samedi à 19h45
jusqu'au 7 janvier 2017

Lola, Marie et Juliette sont trois copines qui entre quelques chansons accompagnées au piano nous parlent des sujets les plus simples aux plus tabous dans une ironie légère et sucrée qui fait rire instantanément. C'est résolument féministe, les musiques sont parfois très inspirées, mettent de bonne humeur même si certaines ne me concernent pas vraiment (celle sur les Louboutins par exemple ne m'a pas excessivement plu), j'ai trouvé l'ensemble très chouette ! Cela m'a d'ailleurs fait un bien fou après avoir vu des pièces du même ton et misérables à mon sens comme "La guerre des Sexes" ou "Desperate Housemen" qui en voulant rire des différences hommes/femmes sont au final très sexistes et manquent de recul. Les Coquettes, elles, jouent des clichés mais les assasinent réellement au passage !


Pour la petite anecdote, elles ont demandé s'il y avait des hommes féministes dans le public. Gros silence...J'ai étouffé de rire tellement j'étais gênée qu'aucun ne se soit manifesté rien que pour dire qu'il soutient les femmes dans leurs droits (c'est ça être un homme féministe les gars). Y a du boulot encore !



"The Elephant in the room" par Le Cirque Leroux
au Théâtre Bobino
du mardi au samedi à 19h
jusqu'au 7 janvier 2017

La dernière fois que j'ai été voir un spectacle de cirque, je devais avoir 10 ans... Au début, j'ai eu du mal à rentrer dedans : le mélange théâtre, figures et portés avait un rythme un peu perturbant et je n'étais pas sûr de très bien comprendre le scénario. Le dit clown a quelques farces assez drôles mais en soi j'étais uniquement fascinée par le personnage anglais très (très) charmant. Dans l'ensemble, je passais un bon moment sans être transcendée, un peu stressée tout de même entre chaque envolée de l'actrice qui frôlait le sol. Jusqu'à LA scène. 


La salle se tamise, les lumières descendent du ciel les unes après les autres et se crée alors une sorte de jardin d'Eden où les trois acteurs torses-nus et transpirants s'entremêlent les uns aux autres entourant le personnage féminin au rire démoniaque. La musique sort de son esthétique années 20, on entend des beats plus électroniques (Moderat "New error" pour être exacte). La sensualité autant hétérosexuelle qu'homosexuelle est si enveloppante que je sentais le public entier captivé. Personnellement, j'ai commencé à pleurer à chaudes larmes ne pouvant plus bouger un doigt devant la beauté de l'ensemble. Je conseillerai ce spectacle rien que pour voir et vivre cette séquence (suivie ensuite par un petit numéro de claquettes au top), elle vaut vraiment le coup !



Exposition "Tenue Correcte Exigée"
aux Arts Décoratifs
jusqu'au 23 avril 2017

J'ai eu la chance d'en faire la visite avec Denis Bruna, le commissaire de l'exposition qui nous a expliqué en une heure les différentes catégories et ce qu'ils avaient voulu mettre en avant. Celle-ci se découpe en trois parties : Règles et conseils, Fille ou Garçon et Trop c'est trop. 

J'ai trouvé fascinant de voir qu'au fil du temps, les interdits en mode restent plus ou moins les mêmes. Que pour le sacré "bon goût", on impose des règles particulières qui paraissent toutes absurdes quelques années plus tard. La preuve étant avec les vitrines "trop large", "trop serré", commentaires qui ont été autant adressés à des vêtements du 18ème siècle ou de 2008. Dans l'ensemble, ce que la Mode avec un grand M n'aime pas au fil du temps, c'est de toute évidence dès qu'on déforme le corps avec le vêtement et par là même le genre ou à l'inverse quand on le met trop en valeur ! Jamais contente la Mode !


"De la Bible aux blogs"


L'exposition rappelle aux visiteurs que le maquillage était autant destiné aux femmes qu'aux hommes dans le passé, que c'était alors une manière de marquer son statut social en opposition aux paysans à la peau plus exposée au soleil. Il y a quelques pubs qui sont diffusées montrant les produits de beauté pour hommes qui sont vendus aujourd'hui dans des spot très viriles pour compenser les codes modernes occidentaux, ça m'a fait beaucoup rire surtout quand à l'inverse des pubs coréennes assument complètement l'esprit "L'Oréal, parce que je le vaux bien" (de toute façon, vive la Corée du Sud qui en mode est en avance sur tout le monde dans la fluidité des genres ♥).


Forcément, la partie "Fille ou garçon" est celle qui m'a le plus plu. C'est assez drôle d'apprendre que le décret qui obligeait aux femmes de demander une "permission de travestissement" pour porter le pantalon au début du siècle n'a été supprimé qu'en janvier 2013 ! Et ouais !


La robe de mariage de Brigitte Bardot qui a fait tant scandale (ici une réplique)


Autre fun fact : les tenues de chasse pour femmes ont été les première à avoir des boutons. Auparavant, les boutons étaient interdits sur les femmes car considérés indécents de par la facilité à les déboutonner pour avoir accès au corps féminin. Parait qu'on a eu droit au même type d'interdiction au début du zip ! La drôlerie ! "Tu t'es fait agressée ? T'avais qu'à pas porter un bouton !" Je blague, je blague mais vous avez compris l'idée, qu'importe le siècle on continue encore de demander aux femmes de ne pas porter certaines choses plutôt que de demander une bonne fois pour toutes aux hommes de ne pas considérer le corps des femmes comme le leur et de respecter la loi. Bouton ou non, j'ai envie de dire !




"Paris Photo"
au Grand Palais
(terminé)

Alors, je triche un peu car l'exposition "Paris Photo" n'avait lieu que la durée d'un week-end début novembre mais j'avais tout de même envie de vous partager mes coups de cœur photographiques. C'était la première fois que j'y allais depuis que j'habite à Paris et même si l'immensité du lieu et le nombre incalculable de photos à voir fait un peu tourner la tête au début, j'ai trouvé que c'était assez intéressant de déambuler ci et là et de tomber par hasard sur des photos qui nous plaisent assez pour arrêter nos yeux parmi tant d'autres.


Gros coup de cœur pour le travail de Lauren Marsolier à gauche, à droite les miroirs dans la nature de Noémie Goudal


La série American Typologies de Jeff Brouws




Les couleurs de Fred Herzog


Tests nucléaires d'une beauté étrange pris en photo par l'Armée Américaine


PS : Je rappelle qu'Oliver Twist, le Musical est toujours en cours à la Salle Gaveau jusqu'au 26 février 2017. N'hésitez pas à me dire si vous souhaitez gagner des places !

DEGRE 5


Quand l'occasion se présente, j'aime plus que tout travailler chez l'une ou l'autre de mes amies et qu'on se retrouve toutes ensemble entre freelances à faire chauffer nos neurones sur nos ordinateurs avec des moments de divertissement amical ci et là. C'est comme aller au bureau mais en sacrément mieux parce qu'on adore nos collègues, qu'on se motive et se conseille mutuellement ! Récemment, j'ai reçu en cadeau cet ensemble Damart x Andrea Crews (marque que je suis de loin comme styliste depuis un moment) et depuis j'adore m'y plonger pour bosser à "la maison". Il fait parti de la collection pression sport, thermolactyl degré 5, pas besoin de vous préciser que je me sens aussi à l'aise dedans qu'en pyjama si ? SI ?


Je porte le crop top et le pantalon Damart x Andrea Crews.


Issues de leur collaboration, il y a aussi un lot de basiques : du body (que je porte ici) à la petite culotte en passant par le legging pour être en mode "doudou" toute la journée.


Simulation


Mon uniforme hivernal : col roulé noir + jean + converses et hop c'est emballé. Aujourd'hui, j'ai envie de mettre une musique dans cet article (à l'ancienne), peut-être que je recommencerai à en ajouter de temps en temps surtout quand il n'y a pas beaucoup de photos ! Vu qu'il fait moche et froid, j'en profite dès que possible pour rester chez moi à lire (Beauvoir en particulier que je dévore, je suis déjà passé à "La force de l'âge", je ne m'arrête plus, ça me fait un bien fou parce que je me retrouve partout dans ses mots et passe mon temps à souligner des passages entiers) mais aussi écrire, réfléchir. Alors quand Buji dit "Life is a simulation that exists inside my head", ça résonne parfaitement avec mon esprit du moment !



WHAT I'M WEARING