5 févr. 2018

CULTURE | Singin' in the Rain, Alceste, John Irving...


De retour pour un article culture, soit ! Sauf qu'encore une fois, je reviens sur des spectacles déjà terminés. Qu'importe, je sais bien que vous n'habitez pas toutes en région parisienne et qu'après tout, dépassés ou non, c'est toujours un plaisir de revenir dessus !


"Singin in the rain"
au Grand Palais
(terminé)

En tête d'affiche, la comédie musicale Singin' in the Rain qui était de retour à Paris au Grand Palais cette fois ci, non plus au théâtre du Châtelet ; lieu dans lequel je l'avais vu pour la première fois. C'était alors il y a quelques années déjà, amenée que j'étais à voir le spectacle par une amie (c'était une surprise !), moment qui reste encore à ce jour gravé dans ma mémoire puisque assister au show m'a à la fois procuré énormément d'émotions (c'était ma première fois devant une vraie comédie musicale sur scène, j'en ai pleuré) et aussi ce qui a déclenché mon désir de pratiquer cette activité et comme vous le savez déjà maintenant, j'ai adoré mes cours de comédie musicale l'année dernière (j'y suis même de retour depuis ce mois ci). Forcément, quand j'ai reçu une invitation pour aller de nouveau chanter sous la pluie, j'étais plus que partante ! 


C'était magique ! J'étais placée comme une reine et le spectacle était en tous points pareil à mes souvenirs (quelques acteurs ont été doublés seulement), toujours d'une qualité si précise. J'ai revécu l'ensemble avec beaucoup de joie ajouté à cela un côté un peu fier enfantin de déjà le connaître par cœur, des chansons à la mise en scène essayant tant bien que mal de ne pas spoiler mon invité. "Oh tu vas voir, les costumes dans la scène suivante sont magnifiques !" Mes souvenirs étaient si ancrés que je connaissais presque chaque rebond, mot pour mot et c'était d'autant plus fantasmagorique d'observer le travail des acteurs avec un œil plus averti qu'auparavant.

Et pour ne rien gâter, le Grand Palais s'était métamorphosé autour du spectacle. Photocall, buvette, karaoké et surtout cours de claquettes ! Une heure où j'ai découvert des parties de mes pieds insoupçonnées jusqu'ici accompagnée de professeurs à l'humeur joviale ! Comme vous pouvez le voir sur les photos, j'étais aux anges du début à la fin !


Le moment où j'ai découvert où j'étais assise dans le public !


"Seul Alceste"
d'Alexandre Camerlo
au Guichet Montparnasse
(terminé)

Dans un tout autre genre, un spectacle joué et mise en scène par la même personne, Alceste lui même (c'est à dire Alexandre Camerlo) qui seul sur scène avec sa chaise et quelques jeux de lumières déclamait des extraits des tirades de ce personnage si connu qu'est le fameux Misanthrope de Molière. Si celui-ci a souvent de longs monologues qui peuvent justifier sa solitude sur scène, la réplique lui était tout de même donné dans certaines scènes par des voix enregistrées sortants d'enceintes invisibles. Pas facile de tenir une si petite salle avec un texte si rabâché et dans ces conditions. Pourtant, parfois, j'étais prise dedans, je voyais Alceste vivre en face de moi quand d'autres, un peu énervée par la voix grésillante des hauts parleurs, j'avais l'impression d'assister à une répétition. Un peu comme quand je révise mes textes de théâtre et que j'enregistre ce que dit mon partenaire sur mon dictaphone pour me donner la réplique, tout pareillement, en calculant les moments de vide qu'il faut que je laisse pour avoir le temps de dire mon propre texte. Il n'empêche que j'adore ce personnage, que ça restait pour moi un plaisir d'entendre ce texte dépouillé de certaines fioritures et que ça m'a même amené à relire la pièce après coup et d'autres de l'auteur (que je n'avais pas approché depuis le lycée), écouté des podcasts à son sujet (je conseille pour rigoler celui de "Ca ne peut pas faire de mal" : Hommage au "patron" de la Comédie Française), comme quoi ! 


LECTURE


Comme je passe mon temps à emprunter des livres à la bibliothèque (je souhaite ne posséder que ceux qui me collent à la peau), j'en oublie parfois ce que j'ai lu. Depuis cette année donc, je tiens une liste des bouquins que j'enchaîne avec une petite notation en points rouges à côté de chaque titre. J'ai lu des choses bien ces derniers temps mais très bien, peu. Il y a quand même une exception et celle-ci concerne ce roman : "Le Monde de Garp" de John Irving. J'avais croisé le nom de l'auteur à droite, à gauche sans me lancer et là, me baladant entre les rayons, faisant fi de ma liste à lire qui n'en finit plus, j'avais envie de quelque chose de léger, facile à lire. Au pif, j'ai pris celui-ci et même si c'était déjà y a deux mois, je m'en souviens encore comme si c'était hier : de Garp, écrivain dans le roman et de ses difficultés à écrire, de sa mère, devenue une icone féministe par hasard (sur qui d'ailleurs l'histoire se concentre au début), de certaines scènes de leurs vies absurdes qui s’enchaînent sans répit liées par une certaine forme de violence qui entoure les personnages principaux tout au fil de leur vie. Ce roman m'a tenu jusqu'à la fin savamment prévisible dans son imprévisibilité si j'ose dire. C'était et divertissant et militant à sa façon. J'ai hâte d'en découvrir d'autres !

En attendant, je suis dans ma phase Dostoïevski, jamais abordé jusqu'ici. Je viens de finir "L'idiot" avec difficulté, c'était un peu longuet pour moi sans m'intéresser plus que ça mis à part le personnage fascinant de Nastassia Filippovna (+ une fâcheuse impression de l'avoir déjà lu sans m'en souvenir tout à fait, très étrange) contrairement à "Crime et Châtiment" qui est absolument époustouflant. Parfois, j'étais si tendue à la lecture que j'en arrêtais de respirer. Les description de "Dodo" (comme j'aime à l'appeler) des ressentis de Raskolnikov après-meurtre sont saisissantes, je n'arrivais plus à lâcher le livre, le dévorant à chacune de mes pauses déjeuner. Certains échanges de dialogues étaient si bien tournés que j'avais l'impression d'être devant une série policière au suspens finement ficelée (sachant que le roman était d'abord diffusé en feuilletons c'est logique j'imagine). Super Typhaine, il n'y a pas plus classique que cet auteur ! Il n'empêche que c'est aussi ceux qu'on ne prend pas le temps de lire !

1 commentaire:

  1. J'aime aussi beaucoup John Irving, même si pour le moment je n'en ai lu que deux/trois !
    Pour Dostoïevski, mon roman chouchou de lui reste pour l'instant les frères Karamazov. Mais Crime et Châtiment est un vrai chef d'oeuvre !

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